Un petit peu du Cambodge

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La lutte pour la terre au Cambodge

Au Cambodge, la terre n’est pas qu’un simple bien matériel. Pour une grande partie de la population, elle représente la nourriture quotidienne, un revenu, parfois la seule sécurité possible. Agriculture, pêche, forêts : la vie dépend encore largement des ressources naturelles. Pourtant, ces dernières se raréfient à un rythme inquiétant.

 

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Le Cambodge, un pays d’agriculture en perdition

En parcourant les campagnes cambodgiennes, on comprend vite à quel point l’agriculture rythme encore la vie quotidienne. Les rizières s’étendent à perte de vue, ponctuées de quelques troupeaux et de champs de manioc. Pourtant, derrière cette image rurale familière, l’agriculture cambodgienne traverse une période difficile.

Le pays repose avant tout sur la culture du riz, mais aussi sur l’hévéa et le manioc. En 2022, l’agriculture employait encore plus d’un tiers de la population active et représentait près d’un quart du PIB. Malgré ce poids important, les revenus restent faibles et souvent incertains pour les agriculteurs.

 

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Le lotus, la plante aux multiples facettes du Cambodge

Au Cambodge, le lotus pousse là où l’eau est reine. On le trouve dans les zones humides, les rizières inondées et les lacs, notamment autour du Tonlé Sap et dans la province de Siem Reap. Peu exigeante, cette plante se cultive sans pesticides ni engrais, grâce à sa résistance naturelle. Souvent produite de manière artisanale, elle fait partie intégrante du paysage agricole et du quotidien rural.

 

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Le Kampuchéa démocratique (1975–1979)

Le 17 avril 1975, les Khmers rouges entrent dans Phnom Penh. Dès le lendemain, le pays est rebaptisé Kampuchéa démocratique. Sous prétexte d’un bombardement américain imminent, la population est sommée de quitter la capitale en quelques heures. Malades, blessés, personnes âgées, enfants : personne n’est épargné. Commence alors un exode forcé, improvisé et brutal, qui coûte la vie à des milliers de personnes, mortes de faim, de soif ou d’épuisement sur les routes.

 

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La sculpture sur pierre au Cambodge : un héritage qui traverse les siècles

Au Cambodge, la sculpture sur pierre fait partie de ces arts qui racontent l’histoire du pays avant même que les textes ne le fassent. Les premières œuvres retrouvées remontent au 1er siècle de notre ère. Fortement influencées par l’Inde, elles représentent surtout des (serpents sacrés), les apsaras (nymphes célestes) et des divinités hindoues, avec des scènes issues de la vie quotidienne ou de récits anciens.

 

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La montée du nationalisme communiste au Cambodge (1953-1975)

 

En 1953, après 90 ans de protectorat français, le royaume reprend enfin son indépendance. Mais le pays sort affaibli ; peu d’infrastructures, une économie en chantier, et un système éducatif encore précaire.

 

L’année suivante, les accords de Genève mettent un terme à la guerre d’Indochine. C’est à ce moment que Norodom Sihanouk décide d’abdiquer au profit de son père pour se consacrer entièrement à la politique. Devenu chef de l’État, il modernise le pays. Le khmer devient langue obligatoire à l’école, l’alphabétisation progresse et de jeunes Cambodgiens partent étudier en France. Une nouvelle élite intellectuelle voit le jour. Une élite intellectuelle émerge, mais le manque de développement industriel, la corruption et l'incompétence nuisent aux avancées sociales. L’écart de richesse entre ville et campagne se creuse, alimentant tensions et mécontentement.

 

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Le foisonnant secteur informel du Cambodge

L’économie informelle (sans contrôle de l’état) a vu le jour fin des années 80 pour assurer la survie des habitants à une époque où le pays devait se reconstruire entièrement. Impactant dans un premier temps l’agriculture, il s’est ensuite répandu dans les petits commerces. Par la suite, l'émergence d’une classe moyenne et supérieure a fait apparaître de nouveaux besoins de biens et services (ex : ménage, coiffeur …). Ce secteur fournit des emplois tout en étant un lieu de formation pour les plus démunis. Ces moyens d’instruction contrebalancent l’absence de formations manuelles dans l’éducation nationale mais sont souvent sommaires. Il n’y a pas d’apprentissage de nouveauté, seuls les anciens procédés sont transmis d’une génération à l’autre, souvent au sein de la famille.

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Le Cambodge, entre renaissance économique et désillusions

Quand on arrive au Cambodge, on est d’abord frappé par le contraste. Entre les tours flambant neuves de Phnom Penh et les rizières encore inondées d’une lumière dorée, le pays semble oscillant entre modernité et survie. Ce paradoxe prend racine dans une histoire économique aussi mouvementée que récente.

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Le Cambodge, entre tradition royale et censure

Quand on voyage au Cambodge, difficile de ne pas remarquer à quel point la figure du roi reste omniprésente. Dans les rues de Phnom Penh comme dans les villages, son portrait trône fièrement sur les façades, les bureaux administratifs ou même les étals des marchés. Ce n’est pas seulement une marque de respect : c’est un symbole profond de continuité, de stabilité et de fierté nationale.

Le Cambodge est une monarchie constitutionnelle. Le roi, chef de l’État, n’intervient pas dans la politique du pays. Son rôle est avant tout moral et symbolique : il veille à représenter l’unité et les traditions du peuple cambodgien.

Pour comprendre cette place si particulière de la monarchie, il faut remonter un peu dans l’histoire. Dans les années sombres de la période des Khmers rouges (1975-1979), toutes les institutions traditionnelles, y compris la monarchie, ont été balayées. Il faudra attendre le début des années 1990 et les efforts de reconstruction nationale pour que la royauté retrouve sa place dans le paysage cambodgien.

En 1993, le roi Norodom Sihanouk reprend le trône, non plus comme un monarque absolu, mais comme un symbole d’unité nationale après des décennies de guerre et de souffrances. Son fils, le roi Norodom Sihamoni, lui succède en 2004. Ancien danseur et ambassadeur de la culture cambodgienne, son rôle n’est désormais plus politique mais symbolique.

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Le village de potier de Kampong Chhnang

Les poteries traditionnelles Cambodgiennes sont fabriquées dans un seul village, nommé Kampong Chhnang, avant d'être exportées dans le Cambodge entier. Situé au confluent du lac Tonlé Sap, à deux heures de route au nord de Phnom Penh, le nom du village veut littéralement dire en Khmer “Port de la poterie” (kampong = port ; Chhnang = poterie).

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