MALIS – Sculpture en grès d'une Cambodgienne
Réalisée en grès de Noron, choisi pour sa couleur rouge rappelant les terres de la campagne cambodgienne, cette sculpture met en valeur la matière brute et les traces du façonnage manuel. Chaque détail est pensé pour traduire une émotion et faire émerger une présence, invitant le spectateur à dépasser la simple contemplation pour rencontrer une histoire.
Voici son histoire :
" Je m’appelle Malis. J’ai dix-neuf ans et je suis étudiante en droit à l’université de Phnom Penh. Je viens d’un petit village près de Kampot, mais depuis que j’ai quitté la maison pour étudier, j’ai l’impression de vivre dans un autre monde.
Tout est nouveau ici. Bruyant, grand, rapide ! J’adore ça. Même les embouteillages ne me dérangent pas. Je mets mes écouteurs, je regarde les gens par la fenêtre du tuk-tuk, et je rêve. Je me dis que plus tard, je serai avocate. Ou peut-être diplomate. Ou même ministre ! Pourquoi pas ? Les garçons le peuvent, pourquoi pas moi ?
Je vis dans une petite chambre avec ma cousine. On mange des nouilles instantanées le soir, on rit beaucoup, on parle de nos professeurs, des garçons qui nous regardent à la bibliothèque, des robes qu’on portera à la prochaine fête. C’est une vie simple, mais je me sens libre.
Mes parents me manquent, bien sûr. Ma mère m’appelle tous les deux jours pour savoir si je mange bien, si je dors assez, si je n’ai pas froid. Elle me dit toujours : « N’oublie pas d’être sage. » Et je ris. Je suis sage, maman. Mais je suis aussi curieuse. J’ai envie de tout voir, tout comprendre, tout essayer.
Je sais que la vie n’est pas facile pour tout le monde. Dans ma promo, il y a des filles qui travaillent la nuit pour payer leurs études, des garçons qui viennent de très loin et dorment à quatre dans une pièce. Mais moi, j’ai de la chance. Mes parents se sont privés pour que je puisse étudier. Alors je ne veux pas gâcher ça. Je veux aller jusqu’au bout. Pour eux. Pour moi.
Parfois, quand je marche seule le matin vers la fac, avec mon sac plein de livres, je souris sans raison. Parce que j’y crois. Parce que je me sens vivante, pleine de possibles. Je ne sais pas exactement où je vais, mais j’y vais le cœur léger.
Je suis peut-être naïve, oui. Mais je préfère croire au bien qu’avoir peur du pire. Et si jamais je tombe, je me relèverai. J’ai appris ça de ma grand-mère : « La fleur de lotus pousse dans la boue, mais elle reste belle. » Alors je pousse, moi aussi. Vers la lumière. "
Matériau
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Grès de Noron (Normandie)
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Sculpture entièrement façonnée à la main
Dimensions
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Longueur : 25 cm
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Largeur : 22 cm
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Hauteur : 26 cm
Poids
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3,125 kg
Inclus avec la sculpture
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Certificat d’authenticité
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Fiche d’entretien
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Texte racontant l’histoire de Malis
Livraison
Cette sculpture étant une pièce unique en céramique fragile, il est fortement recommandé de venir la récupérer directement à l’atelier afin d’éviter tout risque d’endommagement lors du transport.