MEAS VANNA – Sculpture en grès d'une Cambodgienne
Meas Vanna est une sculpture en grès entièrement façonnée à la main, inspirée d'une rencontre au Cambodge. Cette pièce unique fait partie de la collection un buste, une histoire de Au grès du monde, une série de sculptures et de céramiques qui témoignent de parcours de vie, de traditions et de réalités sociales rencontrés lors de missions d'aide au développement.
À travers le visage de Meas Vanna, cette sculpture rend hommage aux femmes rurales cambodgiennes qui, depuis des générations, cultivent la terre avec patience et résilience. Son regard raconte le lien profond qui unit l'être humain à la nature, la force silencieuse du travail agricole et la dignité de celles qui nourrissent leur famille malgré les épreuves.
Réalisée en grès de Noron, choisi pour sa couleur rouge rappelant les terres de la campagne cambodgienne, cette sculpture met en valeur la matière brute et les traces du façonnage manuel. Chaque détail est pensé pour traduire une émotion et faire émerger une présence, invitant le spectateur à dépasser la simple contemplation pour rencontrer une histoire.
Voici son histoire :
" Je m’appelle Meas Vanna. J’ai soixante- sept ans, et j’ai les mains aussi dures que l’écorce des vieux tamariniers. Toute ma vie, j’ai cultivé du riz. Depuis l’enfance. Je suis née dans les rizières, j’y ai grandi, j’y ai aimé, j’y ai souffert. Le riz, c’est ma vie. C’est ce qui m’a nourrie, ce qui m’a épuisée, ce qui m’a sauvée aussi.
Je me souviens encore de mes premiers pas dans la boue, à côté de ma mère. Elle me disait : « Plante doucement, avec respect. Le riz sent ton humeur. » Et c’est vrai. Si tu plantes avec colère, il pousse maigre. Si tu plantes avec calme, il te remercie. C’est une science de l’âme, pas seulement de la terre.
J’ai vu le ciel se fendre de sécheresse, la pluie tomber trop fort, les récoltes gâchées, les sangsues sur les jambes, les genoux douloureux... mais je suis restée. La terre ne trahit pas. Elle te donne ce que tu lui donnes, rien de plus, rien de moins. Elle est juste. Ce que je ne peux pas dire des hommes.
Pendant les années sombres, pendant les Khmers rouges, les rizières ont continué. Même dans la peur, même dans la faim, les plants ont poussé. Nous étions forcés, bien sûr. Mais c’est là que je me suis réfugiée. Dans le travail. Dans le geste répété. Ça m’a tenue debout. Le jour, je plantais. La nuit, je priais Bouddha de me laisser vivre jusqu’au matin.
J’ai eu quatre enfants. Deux sont partis à la ville, deux sont restés ici. Ils ne veulent plus cultiver. Ils disent que c’est trop dur, pas assez rentable. Je ne leur en veux pas. Je comprends. La terre demande tout. Elle prend ton dos, ton sommeil, ta jeunesse. Mais elle te rend l’essentiel : la dignité d’avoir nourri les tiens.
Aujourd’hui, je continue à planter. Mon corps me fait souffrir. J’ai vécu une vie simple de nécessité. Chaque grain de riz dans le bol, je sais d’où il vient. Il vient de mes mains."
Matériau
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Grès de Noron (Normandie)
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Sculpture entièrement façonnée à la main
Dimensions
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Longueur : 26,5 cm
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Largeur : 19 cm
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Hauteur : 26 cm
Poids
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3,420 kg
Inclus avec la sculpture
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Certificat d’authenticité
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Fiche d’entretien
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Texte racontant l’histoire de Meas Vanna
Livraison
Cette sculpture étant une pièce unique en céramique fragile, il est fortement recommandé de venir la récupérer directement à l’atelier afin d’éviter tout risque d’endommagement lors du transport.